La télévision telle qu’on la connait disparaîtra dans 40 ans!

C’est ce qui se passera si on reste dans les politiques actuelles vis-à-vis du réchauffement climatique (je rappelle qu’en France, les émissions de CO2 ont augmenté de 6% depuis l’élection de notre président de la république…). L’ONU le confirme :

A partager en masse : « Dans quatre décennies, l’homme cherchera d’abord de quoi se nourrir et de quoi boire ! »
Le Monde Economie – Publié le 23 Novembre 2018
« Les experts climat de l’ONU ont publié, le 8 octobre dernier, un nouveau rapport évaluant les dégâts environnementaux et économiques que l’accumulation des gaz à effet de serre s’apprête à engendrer. Ce rapport se termine sur les recommandations habituelles et met l’accent sur l’urgence de voir s’effondrer nos émissions de CO2 d’au moins 45% d’ici 2030 et d’arriver dès 2050 à une neutralité carbone complète. Quand on voit les réactions actuelles, en France, engendré par l’évolution du prix du diesel, on peut se demander si ce signal d’alarme peut être entendu par les populations et les politiciens de notre planète ?
Une enquête sponsorisée mi-2018 par l’ONU et la fondation Bill Gates1 auprès de 3000 décideurs des pays émergents nous offre un éclairage intéressant. Selon cette étude, la problématique climatique n’arrive qu’en 14éme position (sur 16) dans la liste des priorités des leaders gouvernementaux. Ils ne font en cela que de refléter l’opinion de leurs administrés pour qui la problématique climatique apparait en dernière position, bien après la sécurité, la santé ou l’accès à la nourriture et l’eau. Ceci est un énorme écueil car selon une étude publiée en 2017 par le Boston Consulting Group, plus des deux tiers de l’investissement pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris concernent les pays émergents. Un tel effort est insoutenable sans support des pays développés et si un mécanisme de soutien a été décidé lors de la COP de Copenhague, celuici n’a jamais été réellement mis en oeuvre. Ainsi à l’échelle mondiale comme au plan national où le réchauffement climatique n’arrive qu’en cinquième position des priorités du français moyen, les plus défavorisés ne peuvent pas entendre parler de réchauffement climatique. Ils ont bien d’autres priorités.
Compte tenu de cette situation, les dirigeants des pays développés sont dans une voie sans issue. D’un côté ils vont voir la concentration en CO2 continuer d’augmenter et de l’autre, une frange de plus en plus importante de leurs administrés, affectés par les conséquences du réchauffement climatique, va augmenter la pression pour l’obtention de résultats. Que vont-ils faire ?
Lors de la décennie à venir il est probable que leur premier réflexe sera de continuer à perdre du temps comme le gouvernement s’apprête à la faire avec une loi de programmation qui occulte volontairement les deux sujets incontournables que sont le transport et la rénovation
du bâti existant. Ils vont se limiter à bannir l’usage des technologies fortement émettrices et pour lesquelles il existe des moyens de substitution abordables. De grands accords mondiaux interdisant les centrales électriques au charbon, les moteurs diesel pour les bateaux ou les chaudières à fuel seront annoncés comme de grands pas en avant … alors que toutes ces mesures pouvaient être prises il y a déjà trois décennies au moins (source 1 “Listening to leaders : is development cooperation turned in or tone-deaf ?“ – 2018 -Aiddata – Mai
2018.). Autant d’annonces qui auront plus pour objectif de berner la population que d’agir efficacement sur nos émissions de gaz à effet de serre. Ce sera la décennie des bureaux de contrôle et des conseils en communication.
Ces premiers pas seront largement insuffisants et la décennie suivante sera consacrée à réformer les industries pour lesquelles des moyens de substitution existent mais ne peuvent
être mis en oeuvre sans prendre le risque de mettre en péril des dizaines de milliers d’emplois.
L’automobile est le premier exemple qui vient en tête. Pour ce secteur, comme vient de le décréter la Chine et comme l’Europe l’envisage, des quotas seront mis en place pour une
transition administrée. Ce sera la décennie des ingénieurs et des sociétés spécialisées en fusion et acquisition. Il va sans dire que ces évolutions seront beaucoup trop tardives.
Malgré celles-ci,
plus de 100 tonnes de charbon seront extraites chaque seconde lorsque la population des pays
développés, affectée par les canicules et excédée par les vagues de migrants souhaitant quitter
des zones devenant inhabitables, commencera à donner sérieusement de la voix.
Face à la pression de la rue, les politiciens seront sommés d’engager, de gré ou de force, la décennie d’obsolescence planifiée. L’impérieuse nécessité de ne pas perdre totalement le
contrôle du climat permettront aux gouvernements de légiférer en faveur d’un recyclage des millions d’équipements produits et commercialisés à mauvais escient depuis la signature du
protocole de Tokyo … autant de milliards d’investissement qui feront la fortune des ferrailleurs.
Les centrales à charbon de plus de 30 ans et les voitures à pétrole seront sommées de prendre leur retraite au profit de technologies « responsables ». Il n’est pas improbable que des conflits géopolitiques puissent surgir de ce besoin impérieux de résultats. Ces mesures seront hélas inutiles en l’absence d’une reconsidération du mode de développement de notre civilisation.
Dans les faits, seule une analyse globale systémique, visant à définir un nouvel « espace global de fonctionnement sécurisé » et tenant compte des limites physiques que nous imposent
notre planète, a une réelle chance d’aboutir.
Alors qu’adviendra-t-il des Homo Sapiens dans quatre décennies? Le plus probable, à cette échéance de temps, est que le changement climatique sera devenu l’une de leur priorité directe tant celui-ci impactera leurs besoins essentiels. Ils s’adapteront à leur nouvel environnement en utilisant les formidables progrès technologiques que l’humanité va produire d’ici là et en redéfinissant leurs priorités. Ils revisiteront les étages de la pyramide Maslow et chercheront à assurer leur sécurité, à trouver de quoi se nourrir et s’abreuver …. et les plus chanceux auront la chance d’avoir un conjoint à qui écrire des poèmes et avec qui ils pourront discourir de la beauté d’un nouveau monde. »
2 Operationalizing Sustainability as a Safe Policy Space – Lauriane Mouysset, Luc Doyen, François Léger,
Frédéric Jiguet, Tim Benton (CNRS) – Octobre 2018
Si on ne fait rien MAINTENANT, la télévision sera le moindre de nos soucis…

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